PME de l'arc lémanique, communiquez durable !

Papier ou numérique? 

« Afin de contribuer à la sauvegarde de la planète, merci de choisir la version électronique de la brochure ! » Vraiment ?
Comme il est bien pratique d’envoyer les documents par email ! Et comme ce geste a l’air joliment innocent car on n’a rien manipulé ni jeté à la poubelle... Les études sur la question, qui datent pour la plupart d’il y a une dizaine d’années, contribuent à véhiculer l’image d’un monde numérique bien propret et inoffensif. Or les observations plus récentes montrent que la facilité induite par le tout-numérique fait qu’on est tentés d’envoyer de plus en plus de documents par email et de publier toutes nos photos et vidéos en ligne au lieu de les imprimer. Le résultat ? le digital sera responsable de 16% des émissions mondiales à effet de serre l’an prochain, et cette augmentation continuera de manière fulgurante ! Derrière un simple document numérique se cachent les data centers, les PC, tablettes et autres smartphones, sans oublier les objets connectés de plus en plus nombreux ou encore les infrastructures réseau. Pour chacun de ces éléments de la chaîne, il faut tenir compte de l’extraction des matériaux qui servent à les fabriquer, l’énergie qui leur permet de fonctionner, les moyens de transport qui les acheminent vers les consommateurs finaux, et une obsolescence qui force à un remplacement trop fréquent.
A l’inverse, la filière papier a fait des efforts et réduit ses émissions de gaz à effets de serre de moitié en 10 ans. L’envoi de catalogues papier reste néanmoins 2.5 fois plus polluant que son petit frère numérique, sauf si la newsletter est surchargée en images ou vidéos, ou la facilité d’envoi induit un carnet d’adresses plus large : une centaine d’emails par jour génèrent chaque année autant que 13 allers-retours Paris-New York !
Alors, papier, numérique, ou combinaison des deux ? Cela dépendra des objectifs de la stratégie de communication, qui doivent être clairement définis pour être atteints de manière optimale et éco-responsable.


  

Les règles de la communication durable

Dur dur de communiquer responsable, mais on n’a plus le choix ! Si on garde une marge de manœuvre importante en Suisse en comparaison avec nos voisins européens, le public est de plus en plus attentif aux impacts socio-écologiques du marketing mix des entreprises.
Mais alors comment faire ? Réduire les flyers et prospectus ? Pas sûr ! Quand on sait que 3.5% de l’empreinte carbone mondiale est liée au numérique, remplacer le papier par les newsletters et vidéos promotionnelles n’est pas forcément la solution. Tout miser sur les foires et salons ? C’est négliger l’impact environnemental que l’installation, la décoration, le matériel audio-visuel et les déplacements peuvent avoir !
Supprimer totalement la communication alors ? Surtout pas ! La viabilité économique de l’entreprise en dépend, et la communication peut être un excellent moyen de promouvoir une consommation plus responsable et des pratiques plus éthiques. La solution ? Un mix de tout, en gardant en tête les objectifs d’une bonne communication durable :


- Prendre le temps de bien évaluer les besoins réels du public afin de choisir les supports optimaux
- Limiter la taille des sites internet, et réduire le nombre de plug-ins, vidéos et autres liens qui peuvent les alourdir
- Sur les réseaux sociaux, éviter la sur-publication de contenus, préférer les vidéos et carrousels courts, et recycler
- Privilégier les supports prints qui ont une longue durée de vie et opter pour des grammages fins et des encres écologiques
- Lors d’une manifestation ou d’un salon, choisir un lieu à basse consommation, facilement accessible en transports publics, et louer le matériel de stands et de décor
- La qualité du message aussi a son importance : préférer les contenus sincères, cohérents avec la marque, vérifiables et inclusifs. Penser au sous-titrage et à l’audio-description !


Et n’oubliez pas de communiquer sur votre démarche, à chaque étape ! Non seulement vous montrez la constance de votre engagement, mais vos efforts peuvent inspirer d’autres communiquant.e.s !

Fin des cookies tiers : disparition du microciblage ?

 

Âge, situation géographique, niveau d’éducation, parfois même couleur de cheveu et poids… le microciblage a atteint de tels niveaux avec la digitalisation et les cookies proposés à chaque visite de site, que les marques n’arrivent plus à suivre. Il suffit que des personnes au profil différent utilisent le même PC, voire même le même compte client, pour que la segmentation soit faussée.

 

Et cela ne va pas s’arranger avec la fin des cookies tiers. Alors il faut s’adapter, voire même envisager un petit retour en arrière ! Après le passage d’une stratégie marketing basée sur le produit vers un virage à 180 degrés qui met l’accent sur les consommateurs, les entreprises doivent trouver un juste milieu. En se concentrant sur un brand marketing de contenu, elles jouent sur l’aspect communautaire des consommateurs. Ici le récit est central, il détermine la communauté qui s’identifiera à la marque par le biais de vidéos interactives, applications utiles, slogans caractéristiques ou encore livres blancs. Les composantes informative, émotionnelle ou responsable sont cruciales pour séduire et fidéliser une clientèle qui ne sait plus où donner la tête face à une offre croissante de produits et services.

 

Cette approche garantit également l’authenticité du message. L’ère du marketing sur-mesure, éloigné des vraies valeurs de la marque, vit ses dernières heures !

 

 

 


Marketing communautaire pour l'innovation sociale

Gestion des déchets, reforestation, fours solaires, irrigation intelligente .. Le monde de l’entrepreneuriat communautaire regorge d’exemples de projets innovants qui visent à améliorer le mode de vie de groupes bien définis, et créer de la valeur en transformant les problèmes en idées. Là, les communautés qui identifient une difficulté vont œuvrer ensemble pour la surmonter au lieu d’en souffrir en silence, et par là même en faire profiter d’autres collectivités qui sont dans le même cas. La réussite de tels projets nécessite qu’ils soient enracinés dans leur territoire, et qu’ils impliquent pleinement tous les membres concernés.
Et c’est là que le marketing communautaire peut intervenir. Cette technique, qui vise normalement des individus réunis autour d’idées, de territoires ou de valeurs communs, sort un peu du marketing classique qui va segmenter son marché par rapport à des caractéristiques similaires. Ainsi, pour pousser la communauté à l’action, susciter son intérêt et la faire adhérer au projet, il peut s’avérer plus rapide et efficace. En communiquant également à l’extérieur du groupe, d’autres audiences peuvent être informées sur le projet, et aider par un financement ou l’achat de produits ou services le cas échéant.

 

Retail media: quoi de neuf?

 Qu’il soit en magasin ou sur le site marchand, le retail media est une excellente manière de tirer le meilleur parti de la collaboration entre les retailers et les fournisseurs. On connaît tous les têtes de gondole, les affiches promotionnelles à l’entrée des magasins, ou les promotions délicatement susurrées au microphone par la voix magique de notre magasin préféré. L’attention des clients est attirée là où a lieu la transaction, et au moment même où ils recherchent le produit qui satisfera leur besoin.

Sur internet, c’est à peu-près pareil, sauf que les efforts conjoints ou partagés ont beaucoup plus d’impact. Et là, on a l’embarras du choix :
- Partage de données transactionnelles : qui achète, quoi, quand, à quelle fréquence… Les cartes de fidélité, coupons de promotion et comptes clients e-commerce sont une mine d’or pour les deux parties
- Le retail media onsite : des bannières ou boutons facilitant le choix d’une marque plutôt qu’une autre et permettant l’achat facilité d’un article
- Pilotage conjoint de campagnes promotionnelles, avec une analyse des données d’autant plus pertinente que la marque a l’habitude de travailler avec le magasin
- Utilisation des données de mobilité des clients en magasin pour un meilleur positionnement de la marque
- Le retail media offsite : les données des distributeurs sont mises à disposition des marques pour une utilisation et une durée déterminée, comme une campagne publicitaire par exemple. Là les clients ne sont pas ciblés dans le tunnel de vente mais en dehors, ce qui complique l’établissement des liens entre la promotion et l’acte d’achat
- Réorientation des clients en phase d’achat du site dans lequel ils effectuent leur recherche vers le site où ils possèdent un compte. Pour permettre de telles prouesses, les solutions de retail media comme Mirakl, CitusAds, ou encore Eminence en Suisse, se servent de technologies de plus en plus pointues pour opérer un partage de données dans le respect des règles de protection suisse ou européenne. Un vrai casse-tête !


Quand durable rime avec agréable


Difficile d’entreprendre aujourd’hui sans penser à la dimension durable : mes produits et emballages sont-ils respectueux de l’environnement ? Mes employés travaillent-ils dans de bonnes conditions ? Et ma stratégie marketing ? Quel est le mode de distribution le plus écologique ? Comment cibler inclusif ? Quels prix appliquer pour rester éthique ? Comment communiquer durable sans tomber dans le greenwashing ?

Tous ces aspects, rajoutés aux contraintes réglementaires de plus en plus serrées, peuvent déclencher un stress insoutenable, et l’impression d’objectifs inatteignables. Et c’est bien dommage ! Le temps où préserver l’environnement et la justice sociale rimait avec ennui est révolu ! L’écologie aussi peut être fun, l’égalité joyeuse et la justice sociale smart. Combattre l’éco-anxiété ambiante, alimentée en ces temps de canicule par les annonces de températures record aux quatre coins de la planète, est aussi de notre ressort.  Lorsque nous avons voté pour la loi climat en juin, nous avons compris que ce virage à 180 degrés allait apporter un souffle nouveau à notre économie et à nos emplois. Les cantons multiplient les subventions et les aides techniques pour les projets durables, les investissements dans l’isolation de vieux bâtiments et dans les technologies vertes innovantes visent à améliorer notre cadre de vie. Un monde plus durable sera un monde plus juste, plus vert, l’air y sera plus pur et la nourriture plus savoureuse. L’avenir s’annonce plus serein, plus équilibré et plus prospère, alors crions-le haut et fort ! La loi passée, il n’y a plus lieu de réprimander ou de culpabiliser, il faut accompagner et inspirer. Vidéos sur les réseaux sociaux, campagnes dans les médias traditionnels, affiches publicitaires, communication à l’interne... Multiplions les messages joyeux et positifs, car l’avenir s’annonce plus rose...

Pardon : plus vert !


L'heure est à la sobriété des Gigaoctets!

Ce n’est pas parce que l’on ne voit pas les mètres de flyers imprimés que notre impact carbone est nul ! Les Go de nos fichiers commencent à peser lourd sur la balance des émissions de CO2, et de nombreux Etats planchent sur des textes de lois qui encadreront la production de gaz à effets de serre de nos contenus numériques.

Alors prenez les devants et adoptez les bonnes manières :

-         Avant une campagne publicitaire numérique, prenez de temps de fixer les objectifs et les KPI associés

-         Ciblez les bonnes audiences : mesurer l’efficacité de vos campagnes par un test comparatif A/B et réduisez aux audiences qui sont plus susceptibles de convertir après quelques jours ou visionnages

-         Ne ciblez pas vos clients existants lors de campagnes de prospection

-         A moins de mener une campagne de notoriété qui nécessite une vidéo de bonne qualité, optez pour des formats sobres

-         Pour le contenu courant, évitez les carrousels de plus de 3 pages et les vidéos de plus de 6s. Pensez à sous-titrer pour améliorer l’accessibilité

-         Vérifiez régulièrement le poids de vos contenus. Effacez ceux qui ne serviront plus

-         Sur votre site internet, évitez d’afficher plusieurs créations dans une même page

-         A la fin d’une campagne, pensez à archiver vos créations dans un disque dur et éliminer totalement celles qui ne serviront plus

Réflexes similaires pour votre poste de travail : plus les contenus occupent de la mémoire, plus votre ordinateur se décharge vite. Pensez-y ! 

Posté par Olive, le 20/06/2023


A l'heure du digital, restez local!

La crise du Covid-19, la succession d’images de jeunes travailleurs exploités à l’autre bout de la planète et les considérations écologiques ont augmenté notre propension à rechercher du local.

C’est une bonne nouvelle pour les commerces de proximité bien sûr, mais également pour les grandes enseignes qui ont compris l’importance de s’adresser à leur clientèle la plus proche.

Or faire de la publicité locale peut s’avérer trop cher par rapport au retour sur investissement, il faut alors envisager des méthodes alternatives, pourquoi pas un recours aux bons vieux canaux classiques, pour être rentable :

-         Avec la disparition programmée des cookies, vous pouvez toujours établir le profil idéal du public cible grâce à des annuaires locaux, aux listes de contact proposées par certaines sociétés, ou au listing de membres de l’association ou du cercle que fréquentent vos prospects.

-         Renseignez-vous ! Il y a sûrement des événements sportifs ou des festivals, même modestes, prévus autour de votre commune. Proposer un sponsoring contre un affichage bien visible de votre entreprise dans les gradins, sur des t-shirts ou sur des gobelets à consigne, peut augmenter rapidement votre popularité.

-         Les prospectus dans les boîtes aux lettres gaspillent inutilement du papier et sont de moins en moins désirés, au vu de la multiplication des autocollants « Pas de publicité » sur les boîtes-aux-lettres. Tentez alors de vous rapprocher de commerces complémentaires et de proposer un échange d’affiches ou de flyers. Les clients des uns et des autres y seront plus volontiers sensibles.

-         Rejoignez les associations de commerçant.e.s et entrepreneur.e.s locales, elles proposent souvent des actions en commun qui peuvent vous permettre de vous mettre en avant.

-         Lorsque votre quartier cible est identifié, soyez visible en tout temps : organisez des portes ouvertes, distribuez des croissants aux passants, envoyez des cartes de vœux... bref : soyez partout !

-         Renseignez-vous auprès de votre registre cantonal des entreprises : il existe sûrement des diffuseurs locaux de messages publicitaires qui se feront une joie de vous accorder un rabais.

Et surtout n’oubliez pas ! Local signifie que vous connaissez votre marché cible mieux que personne, alors adaptez votre message et utilisez des médias plus responsables !

Posté par Olive, le 13/06/2023


Comment adapter sa communication à l'international?  

Avec un réseau de communication aussi étendu qu’efficace, la tentation d’aller à l’assaut de marchés étrangers est grande, principalement pour les startups. En Suisse seulement, on compte près de 50'000 inscriptions d’entreprises au registre du commerce, et plusieurs d’entre elles envisagent de s’étendre à l’étranger dès leur création. 

Mais il y a de nombreux aspects à prendre en compte : en plus des fluctuations de taux de change, des entraves administratives et des diverses barrières d’entrée, la langue peut constituer un enjeu important lorsqu’il s’agit de cibler une clientèle différente.

En Suisse, on connaît bien la question. Avec nos trois langues, les déclinaisons de suisse allemand et de patois, et une culture qui est restée cloisonnée dans de nombreux cantons, on se rend vite compte que traduire du français à l’allemand ne suffit pas ! Il faut une solide traduction, bien sûr, mais également une adaptation très fine à la culture locale, au jargon commun et aux expressions incontournables. La situation géopolitique, les stars locales, les traditions et les événements sportifs sont tout autant de sujets qui peuvent nourrir les contenus et intéresser le public ciblé. 

De plus, le SEO demeure crucial pour s’imposer dans les moteurs de recherche locaux. Grâce à une bonne stratégie de référencement naturel, non seulement l’expérience de navigation sur le site devient plus facile et plus agréable, mais des mots clés adaptés permettent d’augmenter le trafic vers le site à moindres coûts. Il faut également faire attention aux diverses réglementations en matière de protection des données personnelles, et aux infrastructures technologiques existantes. 

En résumé, pour accéder aux marchés internationaux, il ne s’agit plus de faire appel à une agence de traduction traditionnelle, mais à des stratèges qui sauront tenir compte de toutes ces spécificités. 

Posté par Olive, le 09/05/2023


Pour vous, mesdames !  

Lorsque l’on parle de marketing, on pense Frank Kern, Simon Sinek ou Dan Kennedy. Ces super-stars du marketing, qui ont inondé internet et les fameuses conférences TED avec leurs idées et découvertes, font office de référence. 

Mais en cette journée mondiale des droits des femmes, nous ne pouvions pas taire l’apport indéniable des femmes dans ce monde encore très masculin. Le marketing au féminin a ses stars également, des femmes éminentes et brillantes qui marquent de plus en plus cette discipline de leur empreinte. 

Voici notre sélection des cinq femmes les plus influentes en marketing : 

Barbara Mellers. La plus sénior, dans les deux sens du terme. Professeur à l’université de Pennsylvanie en marketing et psychologie, elle a publié plus d’une centaine d’articles et de livres sur le marketing global et la publicité dans les environnements multiculturels. Elle est experte en facteurs psychologiques qui influencent le jugement et la décision, comme l’émotion, l’appétence au risque, ou encore les échecs vécus. 

Wendy de la Rosa, conférencière TED et professeure en marketing au Wharton Business School. Spécialiste en économie comportementale, elle a aidé Google à monter sa première unité en la matière afin d’optimiser la stratégie et le design produit, ainsi que la relation client. Ses théories aident de nombreuses entreprises à modéliser le comportement des employés ou des clients pour trouver la structure organisationnelle idéale, ou le produit parfait. 

Melanie Deziel, experte en storytelling et conférencière. Elle a travaillé avec de nombreuses entreprises pour le lancement de leur stratégie de storytelling de marque. Experte en publicité intégrée, elle est très sollicitée pour former les marketing managers et animer les workshops. 

Rhea Drysdale est spécialiste en SEO et possède des techniques en marketing qui lui sont propres. Conférencière renommée, elle a une expérience en marketing digital impressionnante et a publié de nombreux articles sur le sujet. 

And last but not least, Molly Pittman est experte en publicité numérique. Elle opère comme mentor et forme de nombreux jeunes marketing managers à atteindre leurs objectifs en publicité en ligne. Elle a aussi aidé de nombreuses entreprises à obtenir plus de clients par ses techniques innovantes. 

Saluons au passage la pugnacité et le professionnalisme de ces femmes dans un monde qui reste encore largement dominé par les hommes. Notons aussi la transformation positive que connaît le monde du marketing depuis l’émergence de ces expertes qui donnent un souffle nouveau au secteur. 

Big up mesdames ! 

Posté par Olive le 08/03/2023


Votre marketing sur le métavers: êtes-vous tentés? 

Si le lancement du métavers de Zuckerberg a fait un flop il y a 2 ans, l’expérience phygitale commence à faire des émules. Bon nombre de gamers passent l’essentiel de leurs journées dans des univers virtuels et y déboursent des montants colossaux qui séduisent de plus en plus d’annonceurs. 

Le métavers fait désormais partie de votre stratégie marketing ? Voici nos conseils : 

-         Insérez vos annonces dans les jeux vidéo ! C’est la méthode la plus intuitive, puisque vos messages toucheront directement votre public. C’est aussi la méthode dont les coûts sont le plus sous contrôlables, à l’instar des autres publicités numériques. Mais avant de vous lancer, assurez-vous de connaître le profil des joueurs : sont-ils occasionnels ou fréquents ? jouent-ils plus volontiers sur leur téléphone mobile ou sur une console ? quel univers préfèrent-ils ? Car le risque est grand que les gamers n’apprécient pas l’intrusion de spots qui n’améliorent pas leur expérience digitale, et vous risquez de ternir votre image de marque.  

-         Offrez des promotions virtuelles qui soient utilisables dans vos canaux de distribution réels. Là encore, via un jeu vidéo ou un avatar, ou sur une plateforme d’expérience virtuelle comme Roblox. 

Les prochains conseils nécessitent un budget marketing conséquent. Mais si vous ne l’avez pas encore, rien ne vous empêche de rêver un peu ! 

-         Vendez des biens virtuels à des avatars. De nombreux gamers n’hésitent pas à dépenser une fortune pour soigner leur apparence dans le métavers. Vous pourrez passer par les créateurs des jeux en ligne, ou des développeurs de plateforme 3D ou de réalité augmentée pour créer vos produits. Vous pouvez également transformer vos produits en NFTs (actifs numériques traçables grâce à la blockchain) grâce à une place de marché virtuelle comme Rarible.

-         Ouvrez votre propre local : magasin virtuel 3D, musée, voire île privée : les opportunités sont à présent plus tangibles depuis la création du premier métavers 100% suisse Shiku, qui propose des terrains dès 40’000CHF.

-         Créez des expériences immersives, comme des concerts en live avec des avatars de vrais artistes, ou des advergames, qui sont des jeux dans lesquels les joueurs découvrent vos produits.

-         Titillez la fièvre collectionneuse des gamers, en offrant des NFTs spéciaux lors de l’achat de produits physiques d’exception, ou de la participation à un événement particulier. 

Alors, prêts à vous lancer?

Posté par Olive le 21/02/2023


Nos conseils pour une communication digitale inclusive 

Un aspirateur pour la fête des mères ? Du vin en promotion pour Monsieur ? Horreur !

Sans aller jusqu’à utiliser ces clichés d’une autre époque dans les messages publicitaires, un faux-pas est vite arrivé si on se base aveuglément sur les études de marché. Car des statistiques mal utilisées peuvent vite provoquer l'effet inverse en communication. Quelques recommandations pour susciter l’approbation générale :

-       Dans la conception de vos produits ou services, soyez attentifs aux différences de genre, d’ethnie, d’âge ou de mobilité

-       Basez-vous sur les statistiques démographiques de votre marché cible pour en déterminer le profil, et tentez d’obtenir plus de renseignements sur les goûts et les sensibilités à travers les réseaux sociaux et les forums

-       Dans la mesure du possible, restez neutre dans votre message. Si un produit peut être proposé à tous les genres, toutes les corpulences ou tous les groupes ethniques, il n’est nullement besoin de rajouter des précisions qui peuvent choquer

-       Si à l’inverse le produit s’adresse à une niche particulière, soyez précis et appuyez vos messages par des résultats de sondage ou des statistiques officielles

-       Faites usage de la deuxième personne du pluriel autant que possible

-       Dans les campagnes publicitaires, utilisez des personnages proches de votre public cible. Servez-vous de dialogues pour clarifier votre message sans froisser les sensibilités 

-       N’hésitez pas à utiliser l’humour lorsqu’un ciblage est nécessaire. Bien dosé, il aide à positionner vos produits sans provoquer de sentiment d’exclusion 

Et n'oubliez pas: une erreur est vite arrivée, alors restez attentifs aux commentaires. Une sincère demande de pardon sera toujours bien reçue!

Posté par Olive le 04/01/2023


Sentiments et communication digitale : attention aux faux-pas ! 

En 2014, Stabilo a présenté un « Boss pour les femmes », bien rose et bien couvert de résille pour séduire la clientèle féminine. Enorme flop qui a attiré les foudres des féministes ! En se basant sur les résultats pas toujours conformes de ses études de marché, la marque phare du surligneur a totalement loupé le coche !  

C’est souvent ce qui arrive lorsqu’un objectif empathique s’insère dans la stratégie de marketing digital ou classique : à trop vouloir toucher son public, les spécialistes oublient de bien le cerner. C’est particulièrement visible ces dernières années de crise : pandémique d’abord où les questions du confinement et des restrictions étaient souvent abordées, et énergétique maintenant, où les invitations répétées à la sobriété contrastent totalement avec le programme étoffé prévu dans les plus grandes capitales du monde, avec illuminations spectaculaires et feux époustouflants à la carte.  

Mais alors comment soigner sa communication digitale sans risquer de fâcher sa clientèle ? Tout d’abord, un contenu empathique doit être sincère, car cela se ressent ! Si vous n’adhérez pas corps et âme à ce que vous essayez de transmettre, vous commettrez plus facilement des erreurs. Un autre élément à garder à l’œil est la tendance sur les réseaux sociaux et les contenus. Ceux-ci peuvent en effet donner une image beaucoup plus fidèle du ressenti et des besoins du public que ce qui peut ressortir des études de marché. Enfin, n’hésitez pas à faire participer vos destinataires de newsletter ou de spots publicitaires en leur permettant de réagir ou de sélectionner les messages qui leur conviennent le mieux. 

Posté par Olive le 26/10/2022

Les pièges du jargon

Peut-être avez-vous entendu parler de feu le professeur Yves Fricker, ou peut-être avez-vous eu la chance, comme moi, de suivre ses cours. Il expliquait mieux que personne l’importance du contexte pour tenir une conversation particulière, adopter une certaine attitude ou porter des tenues peu communes.  

De la même manière, un jargon mal placé dans un site internet peut générer des situations bien cocasses. Prenez des instructions en métallurgie transposées dans l’univers feutré des SPAs, par exemple :  

« Le corps de cette cloche est extradoux et trop malléable. Il faut le mettre à tremper quelques temps et le plonger rapidement dans un bain d’huile pour le durcir. Quant au cerveau qui est enveloppé dans de la boue, il ne faut pas hésiter à le griller pour le dégager : après une flottation par moussage, il sera nickel ! »  

Il ne s’agit pas du scénario du dernier Tim Burton, mais d’une discussion qui peut avoir lieu autour de la rénovation d’un vieux clocher. Placée hors de son contexte, elle prend une connotation sanglante et peut donner envie de prendre ses jambes à son cou. Lors de la rédaction de fiches technique, d’un site internet ou de contenu pour les réseaux sociaux, utilisez le vocabulaire adapté à votre public.  

Et petit conseil : assurez-vous qu’une future maman est férue de mathématiques avant de lui parler d’inversion matricielle !

Posté par Olive le 20/08/2022 


Le webmarketing à l’Africaine !  

Elle est gardienne de la plus ancienne histoire du monde. Elle a su, malgré plus d’un siècle de pressions, préserver sa culture et ses traditions. Aujourd’hui elle nous inspire par sa musique, ses couleurs et ses parfums.
Elle ? C’est l’Afrique bien sûr, celle dont la sagesse est une mine d’or pour le référencement et le copywriting !
Prenez quelques-uns de ses proverbes, par exemple.
« Si vous voulez savoir la vérité, écoutez les fous ». Slogan idéal pour un site d’informations décalées.
« L’amour ne se chante point, il se vit ». Quoi de mieux pour un event organisé par un site de rencontres.
Mais encore :
« L’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli ». Ou comment annoncer une rencontre sportive dans un sport entaché par une histoire de dopage.
Bref, vous l’aurez compris : après nous avoir régalés de saveurs et de musiques enivrantes, l’Afrique nous montre la voie en webmarketing ! 

Posté par Olive le 05/07/2022

 

Hapu Shemp et le premier copywriting

Comment posséder un commerce de textiles et prétendre rechercher un esclave peut-il vous faire entrer dans l’Histoire ?
C’est ce qui est arrivé à Hapu Shemp, riche commerçant de Thèbes, en Egypte ancienne. Lorsqu’il a affiché un papyrus pour offrir des pièces d'or aux citoyens qui l’aideraient à retrouver son esclave Shem, il en a profité pour publier le premier copywriting de l’Histoire. Après description de son tisserand Hittite, il a promis une récompense qui serait donnée dans sa tente, abritant les “plus belles étoffes au goût de tous”.
Du génie ! En promettant une demi-pièce d’or en cas de localisation du pauvre esclave, ou une pièce s’il était capturé, il avait réussi à attirer l’attention du plus grand nombre. Il ne restait plus qu’à donner l’envie d’acheter ses étoffes par une phrase courte, percutante et persuasive, donnant une impression de sincérité.
Du copywriting dans toute sa splendeur, gageons qu'il aurait été un as du référencement naturel!

Posté par Olive le 15/06/2022


Ecriture inclusive et neutre : comment s’en sortir 

Que le langage inclusif devienne également neutre, ce n’est qu’une question de temps ! Aujourd’hui les deux sont séparés et désignent pour le premier le double genré, c’est-à-dire l’écriture usant du féminin et du masculin dans la même phrase, et pour le second les personnes non-binaires. 

Comment s’adresser à la clientèle ou rédiger son site internet lorsque l’écriture inclusive ou neutre s’impose ?

Difficile en effet de s’y retrouver dans les nombreux néopronoms qui éclosent chaque jour, et dans les métiers qui se féminisent davantage. Si ael, iel, ingénieure ou entrepreneure font leur chemin dans la langue française, l’univers est en constant mouvement et il est possible que les choses changent rapidement, d’autant que l’Académie Française ne s’est toujours pas emparée de la question. Alors un conseil, lorsque les phrases deviennent trop compliquées, si le confort visuel des lect.eurs.rices/lecteurices est mis à mal, ou si l’énumération par ordre alphabétique vous prend plus de temps que la rédaction elle-même, deux astuces simples peuvent vous sauver la vie :

-       Rajoutez une décharge en début de texte, exemple « Pour ne pas alourdir le texte, nous nous permettons d’utiliser le masculin avec la valeur de neutre »

-       Préférez l’utilisation des verbes, ou des noms et adjectifs épicènes : au lieu de «nous intervenons auprès des particuliers et nous avons gagné la confiance de nos clients », préférez : « nous nous déplaçons chez vous pour toute intervention, votre confiance reste notre priorité »

En attendant les règles claires et unanimes qui remplaceront les innombrables conventions utilisées à l’heure actuelle, prenez votre mal en patience et faites preuve de bonne volonté !  Et comme le SEO se base sur les mots-clés, choisissez-les neutres.

Posté par Olive le 30/05/2022


22 mots de 2022

Reconfinée suite à un cluster découvert dans son immeuble, elle regardait ses voisins non-binaires s’enjailler dans le métavers du vendredi avec leurs lunettes 3D. Comme elle n'était pas woke et ne connaissait rien aux néopronoms, elle n’osait jamais leur parler plus que quelques secondes. Tout ce qu’elle savait était que l’un (ou l’une ?) d’eux était vlogueur et cherchait par tous les moyens à démonétiser sa page. Autrefois chercheuse et une des premières à avoir découvert le blob, elle avait tellement souffert de la mentrification caractéristique de son secteur qu’elle avait fini par sombrer dans la dépendance. Mais devenir cannamom ne l’avait pas empêchée de se réorienter et de lancer un site de livraison de baos, chawarmas et mocktails pour ados et jeunes adultes. Elle n’aimait pas se mythonner et savait que la concurrence dans le foodtech était rude, alors elle faisait la chasse aux substances génotoxiques qui pouvaient se cacher dans ses ingrédients, surveillait les infodémies qui couraient sur les aliments et s’informait régulièrement sur les meilleures pratiques en cliqué-retiré. Le frugalisme ? Ce n’était pas pour elle ! Elle comptait bien travailler aussi longtemps que sa santé le lui permettrait, et pensait investir dans le crypto art pour se constituer une retraite confortable.  

Posté par Olive le 16/05/2022


Parlez-vous FRomand

Qui n’a pas un jour ouvert de gros yeux en découvrant une notice d’utilisation sommairement traduite de l’allemand et qui donnait un charabia à peine compréhensible ? C’est l’objet de la vidéo TikTok que nous avons publiée il y a quelques semaines sur notre page Linkedin. Elle montre que la traduction est un exercice périlleux et prouve l’importance de la sensibilité culturelle lorsqu’il s’agit de s’adresser à un public de langue mais aussi de régions différentes. Les textes publicitaires, les fiches techniques ou les messages de campagne doivent alors être adaptés à la culture locale. Il en est de même pour le référencement naturel, et les mots-clés qui définissent un SEO réussi.

Suite à la traduction, le proofreading ne suffit pas: la transcréation est importante pour accorder le copywriting au marché ciblé en utilisant non pas la traduction mot-à-mot du texte d’origine, mais une adaptation au vécu, aux habitudes et aux envies du public choisi.

En bref : la transcréation, c’est tout un art ! 

Posté par Olive le 05/05/2022